En 2009, Barack Obama s’attelle à réformer le système d’assurance-maladie. L'objectif n’est pas d’établir une couverture universelle des soins, comme le modèle canadien, mais de rendre les assurances accessibles à tous. Il plaide notamment en faveur de l’« option publique », un régime financé par l’État qui concurrencerait les assureurs privés.

72 % des Américains appuient l’option publique
- sondage du New York Times, juin 2009

Plutôt que de présenter son propre plan, le président décide de laisser le Congrès atteindre un consensus bipartisan. Mais les débats s’enflamment rapidement. À gauche, on applaudit le projet de réforme, critiquant un système qui soumet la survie des Américains au bon vouloir des assureurs. À droite, on y voit plutôt une prise de contrôle du système de la santé par le gouvernement fédéral.

Citation

« L'Amérique que je connais et que j'aime n'est pas une Amérique où mes parents ou mon bébé atteint du syndrome de Down auront à comparaître devant le "comité de la mort" d’Obama pour que ses bureaucrates décident […] s'ils méritent de recevoir des soins de santé. » - Sarah Palin, sur Facebook

En chiffres
  • 2600milliards
    coûts annuels de la réforme
  • 17,9 %
    part du PIB  (le taux le plus élevé des pays développés)
  • 7960 $
    dépenses totales par habitant (1er rang de 27 pays de l’OCDE)
  • 3794,90 $
    dépenses publiques par habitant (3e rang de 28 pays de l’OCDE)
  • 78,2ans
    espérance de vie  (25e rang de 32 pays de l’OCDE)
  • 62,1 %
    des faillites personnelles sont attribuables aux frais médicaux. Les trois quarts de ces faillites touchent des Américains qui ont une assurance.
    Sources : Kaiser Family Foundation (2010), OCDE (2009), The American Journal of Medicine, New York Times
Assurance maladie des Américains
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