En mars 2010, Barack Obama réussit à réformer le système d’assurance-maladie. L’objectif n’est pas d’établir une couverture universelle des soins, comme le modèle canadien, mais de rendre les assurances accessibles au plus grand nombre. Il a dû se satisfaire du « mandat individuel », qui oblige les Américains à souscrire à un régime d'assurance-maladie sous peine de pénalités. Le président voulait laisser le Congrès, atteindre un consensus bipartisan, mais celui-ci s’est plutôt entre-déchiré. Vingt-six gouverneurs d’États républicains ont contesté la constitutionnalité du mandat individuel en Cour suprême, qui, en juin 2012, a pour l’essentiel donné raison à l’administration Obama.

En chiffres
  • 1083milliards
    coût estimé de la réforme d’ici 2021
  • 30millions
    nombre d’Américains supplémentaires qui seront couverts d’ici 2016
  • 230milliards
    augmentation du déficit si la réforme est annulée
    Source : Congressionnal Budget Office (mars 2012)
Une réforme qui divise
  • 47 % des Américains désapprouvent la réforme et 36 % l’appuient
  • 85 % appuient le fait que les assureurs ne peuvent plus invoquer les problèmes de santé préexistants
  • 51 % sont contre l’obligation de s’assurer
  • 48 % avouent ne pas comprendre ce que la réforme changera pour eux

- sondage du New York Times (mars 2012)

Pour en savoir plus
Doit-on laisser mourir un malade sans assurance-maladie?

« Oui !», crie le public au cours d’un débat du Tea Party (YouTube, septembre 2010, en anglais).