Lorsque Barack Obama accède au pouvoir, les États-Unis sont en proie à leur pire crise économique depuis 1929. L’effondrement immobilier s’est répercuté sur le secteur financier, et le pays est plongé en récession. Dans les premières semaines de sa présidence, il met en œuvre un plan de relance économique de 787 milliards de dollars. L’objectif : préserver ou créer 3,5 millions d'emplois au cours des deux prochaines années. Avant lui, George W. Bush et la Réserve américaine ont, en quelques mois, débloqué quelque 3000 milliards de dollars pour sauver les banques et d’autres entreprises.

Le taux de chômage grimpe en flèche
En chiffres | Washington au chevet du capitalisme
  • 4600milliards
    l’argent engagé par la Réserve fédérale et le Trésor américain entre 2008 et 2010.
  • 7des 10
    plus grandes faillites de l’histoire américaine sont survenues depuis 2008 : Lehman Brothers, Washington Mutual, GM, CIT, MF Global, Chrysler, Thornburg Mortgage
  • 18,4milliards
    le total des primes versées par les sociétés de Wall Street à leurs salariés en 2008. Elles avaient pourtant reçu plusieurs centaines de milliards de dollars en fonds publics à la faveur du plan de sauvetage.
  • 25milliards
    le prêt que réclament les PDG de Ford, GM et Chrysler au Congrès, alors qu’ils se rendent à Washington en jets privés.
© David McNew/Getty Images/AFP

Des manifestants rassemblés à l’invitation de l’American Family Association, parrainée par le Tea Party, protestent contre le plan de relance du président. (Santa Monica, Californie, 15 avril 2009)

© David McNew/Getty Images/AFP

« Barack Obama a parlé… Maintenant vous êtes ruinés », peut-on lire sur l’une des affiches brandies. (Santa Monica, Californie, 15 avril 2009)

© David McNew/Getty Images/AFP

« Ce sont nos enfants qui vont payer pour les stupidités d’Obama. » (Santa Monica, Californie, 15 avril 2009)

Pour en savoir plus